Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 8 из 94

A-t-on inventé un seul péché capital de plus? Il n’y en a malheureusement que sept comme devant, le nombre de chutes du juste pour un jour, ce qui est bien médiocre. – Je ne pense même pas qu’après un siège de progrès, au train dont nous y allons, aucun amoureux soit capable de renouveler le treizième travail d’Hercule. – Peut-on être agréable une seule fois de plus à sa divinité qu’au temps de Salomon? Beaucoup de savants très illustres et de dames très respectables soutie

Le seul de vous qui ait le sens commun, c’est un fou, un grand génie, un imbécile, un divin poète bien au-dessus de Lamartine, de Hugo et de Byron; c’est Charles Fourier le phalanstérien qui est à lui seul tout cela: lui seul a eu de la logique, et a l’audace de pousser ses conséquences jusqu’au bout. – Il affirme, sans hésiter, que les hommes ne tarderaient pas à avoir une queue de quinze pieds de long avec un œil au bout; ce qui, assurément, est un progrès, et permet de faire mille belles choses qu’on ne pouvait faire auparavant, telles que d’assommer les éléphants sans coup férir, de se balancer aux arbres sans escarpolettes, aussi commodément que le macaque le mieux conditio

Charles Fourier a inventé autant d’espèces d’animaux que Georges Cuvier, le grand naturaliste. Il a inventé des chevaux qui seront trois fois gros comme des éléphants, des chiens grands comme des tigres, des poissons capables de rassasier plus de monde que les trois poissons de Jésus-Christ que les incrédules voltairiens pensent être des poissons d’avril, et moi une magnifique parabole. Il a bâti des villes auprès de qui Rome, Babylone et Tyr ne sont que des taupinières; il a entassé des Babels l’une sur l’autre, et fait monter dans les rifles des spirales plus infinies que celles de toutes les gravures de John Marti

Le progrès est possible de cette façon seulement. – Tout le reste est une dérision amère, une pantalo

Le phalanstère est vraiment un progrès sur l’abbaye de Thélème, et relègue définitivement le paradis terrestre au nombre des choses tout à fait sura

Ah! vous dites que nous sommes en progrès! – Si, demain, un volcan ouvrait sa gueule à Montmartre, et faisait à Paris un linceul de cendre et un tombeau de lave, comme fit autrefois le Vésuve à Stabia, à Pompéi et à Herculanum, et que, dans quelque mille ans, les antiquaires de ce temps-là fissent des fouilles et exhumassent le cadavre de la ville morte, dites quel monument serait resté debout pour témoigner de la splendeur de la grande enterrée, Notre-Dame la gothique? – On aurait vraiment une belle idée de nos arts en déblayant les Tuileries retouchées par M. Fontaine! Les statues du pont Louis XV feraient un bel effet, transportées dans les musées d’alors! Et, n’étaient les tableaux des ancie

Une belle fois cette fantaisie nous a pris de faire un monument grandiose et magnifique. Nous avons d’abord été obligés d’en emprunter le plan aux vieux Romains; et, avant même d’être achevé, notre Panthéon a fléchi sur ses jambes comme un enfant rachitique, et a titubé comme un invalide ivre-mort, si bien qu’il nous a fallu lui mettre des béquilles de pierre, sans quoi il serait chu piteusement tout de son long, devant tout le monde, et aurait apprêté aux nations à rire pour plus de cent ans. – Nous avons voulu planter un obélisque sur une de nos places; il nous fallut l’aller filouter à Luxor, et nous avons été deux ans à l’amener chez nous. La vieille Égypte bordait ses routes d’obélisques, comme nous les nôtres de peupliers; elle en portait des bottes sous ses bras, comme un maraîcher porte ses bottes d’asperges, et taillait un monolithe dans les flancs de ses montagnes de granit plus facilement que nous un cure-dents ou un cure-oreilles. Il y a quelques siècles, on avait Raphaël, on avait Michel-Ange; maintenant l’on a M. Paul Delaroche, le tout parce que l’on est en progrès. – Vous vantez votre Opéra; dix Opéras comme les vôtres danseraient la sarabande dans un cirque romain. M. Martin lui-même avec son tigre apprivoisé et son pauvre lion goutteux et endormi comme un abo