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Crab entraîné malgré lui dans une farandole, inutile de dire qu'il y fait triste figure. Et sa morosité est communicative. L'e

Et c'est mieux ainsi. Car il arrive aussi que Crab pre

Crab gonfle, c'est sa nouvelle idée, pour grossir va tout manger, tout boire, ce qui se présente, avaler tout puis assimiler, sans rejet, tout retenir, occuper le terrain, par vagues, éboulements successifs de chairs, imposer sa masse, gagner en largeur, tout recouvrir, gagner en épaisseur, par accumulation, stratification, ensevelir tout, combler, colmater, obstruer, tout remplir et conquérir, prendre toute la place.

Il n'a pas à se déplacer pour y parvenir. Il se répand sans bouger. Crab avale d'abord ce qui est à portée de sa main, grossit d'autant, et son corps élargi profite de cette envergure nouvelle, trouve en tâto

Lorsqu'il aura tout avalé, peut-être, et tout recouvert, ne trouvant plus rien à se mettre sous la dent, il maigrira, ses flancs à nouveau se creuseront, il refluera, et la vie renaîtra sur les terres libérées de sa présence encombrante. Mais nous n'en sommes pas là.

Crab recherche la compagnie des vieillards, puisqu'il ne leur reste que peu de choses à vivre, et des choses simples, son imagination les conçoit sans fatigue, elle n'a pas à fournir les efforts que suppose la représentation en perspective d'une vie presque entièrement contenue dans l'avenir, et c'est pourquoi Crab craint tant la compagnie des enfants, accablé à leur place par l'ampleur des tâches qu'ils vont devoir accomplir, des co

Mais c'est au chevet des morts, enfin, que Crab parvient à la sérénité parfaite, absolue, définitive aussi longtemps que dure sa visite, puis on le jette dehors.

Cette a

Voici sa valise, une grande valise en bois, et profonde, très compartimentée, qui contient tout ce qu'il faut pour réparer tout ce qui casse, des outils d'électricien et de menuisier, marteaux, étaux, tournevis, clefs, pinces, de quoi tenailler les gros et les maigres, et des tuyaux de plomb, des rouleaux de fil de fer ou de laiton, la quincaillerie complète des vis, des clous, des rivets, des crochets, des boulons… sur le couvercle refermé de laquelle nous lisons, inscrit en larges lettres noires, le mot DÉPANNAGE, il ne s'agit donc pas du bagage d'un touriste: telle est bien la profession de Crab, dépa

Les médecins consultés lui conseillent de mourir plutôt de son cancer.

Celui qui souffre échangerait volontiers sa terrible douleur contre n'importe quelle autre terrible douleur. A l'hôpital, Crab – le crâne fracassé – et son voisin de lit – qui a marché sur une mine – sont parvenus à s'entendre, ils alternent, et leur douleur sans cesse déplacée de la tête au pied puis du pied à la tête est plus facile à supporter. Parfois, l'un d'eux prend sur lui toute la souffrance de la tête et du pied, et l'autre en profite pour se lever et vaquer à ses affaires. Mais le supplice de celui qui s'est dévoué devient vite intolérable – mieux vaudra s'en tenir dorénavant à l'arrangement initial.

Crab avec les a

Il n'est pas ce héros négatif que l'on présente trop souvent. Crab mène sa vie comme il l'entend. Il est libre, il impose sa volonté et dénie à quiconque le droit d'en douter. Il sera théière s'il le décide, il n'a qu'à le vouloir pour être ours. Il est un nid plein d' œufs. Il est une étoile, un arbre, une vieille pierre, un étang, rien ne l'en empêche, une gloupe, un lodz, il est à sa guise un lul bracamant. Il étiomur deztrapount cranatoin. Anolxpratinolapa ra quïs vrin qq ple. Solipol pourtant et catravez moulir, résistance inutile, voch encore, clugz timidement, mais ça ne pouvait durer, c'était pure exaltation, Crab revenu de son illusion va maintenant devoir s'expliquer.