Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 11 из 83

Ce fut vers ce moment-là qu'une ligne lointaine de bayo

Ici est la péripétie de ce drame géant.

Chapitre XI Mauvais guide à Napoléon, bon guide à Bülow

On co

La destinée a de ces tournants; on s'attendait au trône du monde; on aperçoit Sainte-Hélène. Si le petit pâtre, qui servait de guide à Bülow, lieutenant de Blücher, lui eût conseillé de déboucher de la forêt au-dessus de Frischemont plutôt qu'au dessous de Plancenoit, la forme du dix-neuvième siècle eût peut-être été différente. Napoléon eût gagné la bataille de Waterloo. Par tout autre chemin qu'au-dessous de Plancenoit, l'armée prussie

Or, une heure de retard, c'est le général prussien Muffling qui le déclare, et Blücher n'aurait plus trouvé Wellington debout; «la bataille était perdue».

Il était temps, on le voit, que Bülow arrivât. Il avait du reste été fort retardé. Il avait bivouaqué à Dion-le-Mont et était parti dès l'aube. Mais les chemins étaient impraticables et ses divisions s'étaient embourbées. Les ornières venaient au moyeu des canons. En outre, il avait fallu passer la Dyle sur l'étroit pont de Wavre; la rue menant au pont avait été incendiée par les Français; les caissons et les fourgons de l'artillerie, ne pouvant passer entre deux rangs de maisons en feu, avaient dû attendre que l'incendie fût éteint. Il était midi que l'avant-garde de Bülow n'avait pu encore atteindre Chapelle-Saint-Lambert.

L'action, commencée deux heures plus tôt, eût été finie à quatre heures, et Blücher serait tombé sur la bataille gagnée par Napoléon. Tels sont ces immenses hasards, proportio

Dès midi, l'empereur, le premier, avec sa longue-vue, avait aperçu à l'extrême horizon quelque chose qui avait fixé son attention. Il avait dit: – Je vois là-bas un nuage qui me paraît être des troupes. Puis il avait demandé au duc de Dalmatie: – Soult, que voyez-vous vers Chapelle-Saint-Lambert? – Le maréchal braquant sa lunette avait répondu: – Quatre ou cinq mille hommes, sire. Évidemment Grouchy. – Cependant cela restait immobile dans la brume. Toutes les lunettes de l'état-major avaient étudié «le nuage» signalé par l'empereur. Quelques-uns avaient dit: Ce sont des colo

Bülow en effet n'avait pas bougé. Son avant-garde était très faible, et ne pouvait rien. Il devait attendre le gros du corps d'armée, et il avait l'ordre de se concentrer avant d'entrer en ligne; mais à cinq heures, voyant le péril de Wellington, Blücher ordo

Peu après, les divisions Losthin, Hiller, Hacke et Ryssel se déployaient devant le corps de Lobau, la cavalerie du prince Guillaume de Prusse débouchait du bois de Paris, Plancenoit était en flammes, et les boulets prussiens commençaient à pleuvoir jusque dans les rangs de la garde en réserve derrière Napoléon.

Chapitre XII La garde

On sait le reste: l'irruption d'une troisième armée, la bataille disloquée, quatre-vingt-six bouches à feu to

Comme elle sentait qu'elle allait mourir, elle cria: vive l'empereur! L'histoire n'a rien de plus émouvant que cette agonie éclatant en acclamations.

Le ciel avait été couvert toute la journée. Tout à coup, en ce moment-là même, il était huit heures du soir, les nuages de l'horizon s'écartèrent et laissèrent passer, à travers les ormes de la route de Nivelles, la grande rougeur sinistre du soleil qui se couchait. On l'avait vu se lever à Austerlitz.

Chaque bataillon de la garde, pour ce dénouement, était commandé par un général. Friant, Michel, Roguet, Harlet, Mallet, Poret de Morvan, étaient là. Quand les hauts bo

Ney, éperdu, grand de toute la hauteur de la mort acceptée, s'offrait à tous les coups dans cette tourmente. Il eut là son cinquième cheval tué sous lui. En sueur, la flamme aux yeux, l'écume aux lèvres, l'uniforme débouto

[20] Hugo retrouve ici les accents de L'Expiation (Châtiments, V, 8): «Soudain, joyeux, il dit: Grouchy! – c'était Blücher.»