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Il y a plusieurs livres utiles à raison de leurs subjects, desquels l'autheur ne tire aucune recommandation: Et des bons livres, comme des bons ouvrages, qui font honte à l'ouvrier. J'escriray la façon de nos convives, et de nos vestemens: et l'escriray de mauvaise grace: je publieray les edicts de mon temps, et les lettres des Princes qui passent és mains publiques: je feray un abbregé sur un bon livre (et tout abbregé sur un bon livre est un sot abbregé) lequel livre viendra à se perdre: et choses semblables. La posterité retirera utilité singuliere de telles compositions: moy quel ho
Quand je leuz Philippes de Comines, il y a plusieurs a
Le subject selon qu'il est, peut faire trouver un homme sçavant et memorieux: mais pour juger en luy les parties plus sie
Je viens de courre d'un fil, l'histoire de Tacitus (ce qui ne m'advient guere, il y a vingt ans que je ne mis en livre, une heure de suite) et l'ay faict, à la suasion d'un gentil-homme que la France estime beaucoup: tant pour sa valeur propre, que pour une constante forme de suffisance, et bonté, qui se voit en plusieurs freres qu'ils sont. Je ne sçache point d'autheur, qui mesle à un registre public, tant de consideration des moeurs, et inclinations particulieres. Et me semble le rebours, de ce qu'il luy semble à luy: qu'ayant specialement à suivre les vies des Empereurs de son temps, si diverses et extremes, en toute sorte de formes: tant de notables actions, que nommément leur cruauté produisit en leurs subjects: il avoit une matiere plus forte et attirante, à discourir et à narrer, que s'il eust eu à dire des batailles et agitations universelles. Si que souvent je le trouve sterile, courant par dessus ces belles morts, comme s'il craignoit nous fascher de leur multitude et longueur.
Cette forme d'Histoire, est de beaucoup la plus utile: Les mouvemens publics, dependent plus de la conduicte de la fortune, les privez de la nostre. C'est plustost un jugement, que deduction d'histoire: il y a plus de preceptes, que de contes: ce n'est pas un livre à lire, c'est un livre à estudier et apprendre: il est si plein de sentences, qu'il y en a à tort et à droict: c'est une pepiniere de discours ethiques, et politiques, pour la provision et ornement de ceux, qui tie
J'ay principalement consideré son jugement, et n'en suis pas bien esclaircy par tout. Comme ces mots de la lettre que Tibere vieil et malade, envoyoit au Senat: Que vous escririray-je messieurs, ou comment vous escriray-je, ou que ne vous escriray-je point, en ce temps? Les dieux, et les deesses me perdent pirement, que je ne me sens tous les jours perir, si je le sçay. Je n'apperçoy pas pourquoy il les applique si certainement, à un poignant remors qui tourmente la conscience de Tibere: Aumoins lors que j'estois à mesme, je ne le vis point.
Cela m'a semblé aussi un peu lasche, qu'ayant eu à dire, qu'il avoit exercé certain ho
Si ses escrits rapportent aucune chose de ses conditions: c'estoit un grand perso
Ce qu'il dit aussi, que Vespasian, par la faveur du Dieu Serapis, guarit en Alexandrie une femme aveugle, en luy oignant les yeux de sa salive: et je ne sçay quel autre miracle: il le fait par l'exemple et devoir de tous bons historiens. Ils tie
Voyla ce que la memoire m'en presente en gros, et assez incertainement. Tous jugemens en gros, sont lasches et imparfaicts.