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Puis, A
La chambre, morne ces derniers temps, s’emplit de vie et s’anima.
On alluma des bougies partout, et les étoiles qu’on voyait à travers la fenêtre disparurent.
… On s’agenouilla, on pleura, on le supplia. Il commandait; on disait: lui. Il y avait des têtes de serviteurs que je n’avais pas vues encore, mais qu’il co
– Il a dû souffrir beaucoup lorsqu’il est mort, dit le médecin à mi-voix à la garde, à un moment où il était tout près de moi.
– Il était si faible pourtant, le pauvre homme!
– Mais, dit le médecin, la faiblesse n’empêche de souffrir qu’aux yeux des autres.
Le matin, une lueur blafarde entoure ces figures et ces lumières martyrisées. La présence du jour commençant, subtil et froid, affadit l’atmosphère de la chambre, la rend plus pesante et trouble. Une voix très basse, honteuse, a dérangé un instant le silence qui durait depuis plusieurs heures.
– Il ne faut pas ouvrir la fenêtre; il s’abîmerait plus vite.
– Il fait froid, murmure-t-on…
Deux mains ont ramené et croisé une fourrure… Quelqu’un s’est levé, puis assis. Un autre a tourné la tête. Un soupir s’exhale.
On dirait qu’on a profité des quelques paroles prononcées pour se départir du calme où on se glaçait. Puis on adresse un regard renouvelé à l’homme placé dans la chapelle ardente, – immobile, inexorablement immobile, comme l’idole crucifiée qui est attachée dans les temples.
Je crois que, tout à l’heure, je me suis assoupi sur mon lit… Pourtant, il doit être très tôt… Tout à coup voici venir du ciel gris une so
Après cette nuit harassante, une détente contre l’immobilité cadavérique de notre attention agit malgré tout, et je sais quelle douceur me ramène de force, avec ces sons de cloche, à des souvenirs d’enfance… Je pense à une campagne, qui me garde étroitement, que les voix des cloches couvrent d’un ciel rapetissé et sensible, à une patrie de calme où tout est bon, où la neige signifie Noël, où le soleil est un disque attiédi qu’on peut et qu’on doit regarder… Et au milieu de tout cela, toujours au milieu de tout, l’église.
La so
Et je pense à la grande symphonie de ces deux motifs célestes.
Les notes claires sèment de la lumière… Elles sont de plus en plus serrées, et on voit le firmament étoilé se changer en aurore. L’église rayo
Après la foule multicolore et diverse dont la danse éthérée des cloches domine et règle la fête entière, voilà un seul cœur, dont monte le cri; ce cri est d’un mouvement simple, mais on sent qu’il n’aura pas de fin ni de bornes et qu’il a, en quelque sorte, la forme de l’azur. Il confond son vol avec celui de la voix religieuse; il monte en même temps qu’elle à chaque sursaut de ses trois coups d’ailes, ou dans un frémissement d’i
Mais quelque chose est là qu’on oubliait, quelque chose de plus vaste que la joie, et qui marque à coups sourds son existence indéracinable. On le pressentait, on l’entend, on le sent. Le balancier va marteler les rêves, s’imposer parmi les illusions, insensible aux tendres caresses contraires, et chaque choc pénètre comme un clou.
Quelle que soit la grandeur du chant de l’angélus, la parole supérieure des heures l’enveloppe de son calme; elle s’amplifie en jours, en a