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– Ou plutôt, c’était une créature perverse, dit sourdement Fausta. Une de ces filles qui n’ont pitié de rien ni de perso

– C’est vrai, dit Saïzuma avec un soupir, il fallait que ce fût une créature bien perverse pour dénoncer et livrer le bienfaiteur de ma fille… Tenez, madame, ne parlons plus d’elle!…

– Elle mérite pourtant un châtiment!…

– Oui! oh! un châtiment terrible!…

– Vous le disiez; elle mérite de mourir sur une croix comme le malheureux Fourcaud, puisqu’elle a causé le malheur de votre fille Jea

– Malheur à cette fille du démon si mon enfant a souffert par elle!

– Certes elle a souffert, puisqu’elle-même a été en prison!… Elle vous le dira…

– Elle me le dira! murmura la bohémie

– Je vous l’ai promis…

– Quand?… Ah! madame… si cela était!… Si je pouvais seulement savoir le jour…

– Dès demain, dit Fausta, si c’est possible. Certainement d’ici quelques jours…

– Vous dites certainement… Oh! prenez garde de me rendre folle… folle de joie!…

– Je vous jure que vous reverrez aussi la Violetta maudite… Seulement, il faut faire ce que je vous dirai…

– Tout ce qu’on voudra! s’écria Saïzuma avec exaltation.

– Il est nécessaire que pendant ces quelques jours, tandis que j’irai chercher votre Jea

– Je resterai cachée!…

– Mais où?

Saïzuma sourit.

– Là, sur le haut de la montagne, je co

– Et c’est là que je vous amènerai votre fille Jea

– Venez donc! dit Saïzuma radieuse, transfigurée, venez que je vous montre la demeure de ces gens…

La bohémie

«Maintenant, gronda Fausta en elle-même, je crois que Dieu même ne pourrait pas les sauver… je les tiens tous!…»