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La préposée est toute contente, oui qu'elle me dit, l'Académie est là pour vous aider, citoyen je suis heureuse de vous voir en si bon état d'esprit, cependant nous ne délivrons pas de copies certifiées, ça nous est formellement interdit, nous n'avons pas le tampon idoine, je comprends que ça ne vous arrange pas, mais je ne peux rien faire pour vous, les gens sont responsables de protéger leurs diplômes, nous on ne fait que les délivrer, et croyez-moi ce n'est pas une mince affaire. J'ai eu comme un vent glacial sur l'échiné, attendez que je fais, mais puisque vous l'avez dans l'ordinateur avec mes nom prénoms date de naissance, ça ne doit pas être si compliqué d'avoir la même chose sur un bout de papier. Certes certes citoyen, des bouts de papiers je pourrais vous en produire autant que vous voulez, mais l'ordinateur il vous mettra pas le cachet officiel du Ministère et votre bout de papier on pourra s'en torcher. Ça ne fait rien, que je lui dis, si je montre ce papier à l'Institut, ils pourront venir vous voir et contrôler que j'ai bien mon Baccalauréat, stop! me coupe la préposée, je vous arrête avant que vous ne disiez une aberration, vous semblez ignorer que nos informations sont confidentielles, nous sommes couverts par le secret académique, perso

En somme vous ne servez à rien, que je fis un peu crûment, c'était le diable qui m'avait tiré par la langue, si j'avais réfléchi jamais je n'aurais été aussi direct car elle monta aussitôt sur son grand cheval: comment osez-vous? après tous les efforts que j'ai faits pour vous parler gentiment! dites tout de suite que les fonctio

Ce n'est pas pimpant que je rentrai chez moi, oh non vous pouvez me croire, j'avais les larmes qui diluaient les lumières des voitures, mes pieds écorchaient l'asphalte et au fond de moi j'avais cette petite voix qui me disait: c'est bien fait pour ta pomme, tu n'as que ce que tu mérites. Et là je voudrais attirer l'attention du jeune lecteur, ce n'étaient pas les difficultés matérielles qui me chagrinaient, absolument pas, la perte de mon emploi à l'Institut était certes regrettable, j'avais le loyer qui me prenait à la gorge, mais ce n'étaient pas ces e

En rentrant à la maison j'étais tellement abattu que ce n'est pas tout de suite que j'ai remarqué les deux valises posées sur la table avec des dessous féminins qui en débordaient. Françoise dansait autour avec un air d'anthropophage, que fais-tu ma chérie que je lui demande. Ça ne se voit pas mon molly? je divorce. Ah bon, fais-je sans trop réfléchir, bon débarras, ça me fera plus de place dans l'appartement. Que voulez-vous, j'étais K.-O. debout, je ne m'attendais pas à ce retournement, c'était vrai que l'on se disputait beaucoup ces derniers temps, mais quand même pas jusqu'au divorce, il y a là un Rubicon à franchir. Je prends note de ta sympathique réaction, qu'elle me fait, j'en attendais pas moins de ta part, c'est bien dans la lignée du perso

Pour la place dans l'appartement, dit-elle, je suis contente pour toi et je ne ferai pas d'e

On se revoit deux semaines plus tard chez le vieux juge, j'ai admis tous les torts, j'avais pas le choix vous vous en doutez. On m'a retiré la garde des papiers qu'on avait eus ensemble, le certificat de mariage, le livret de famille, les comptes joints, tout quoi, on m'a dépouillé pour ainsi dire, au néant on m'a laissé, et encore selon le juge j'avais de la chance que Françoise fût gentille, j'aurais pu être condamné à lui verser une pension compensatoire pour frais d'entretien.

Voyant que je ne contestais pas, Françoise n'a pas cherché à me faire boire la tasse, elle s'est contentée d'essuyer quelques larmes, on voyait qu'elle avait de la peine, alors le juge est venu lui caresser les cheveux, allons ma brave dame, ne vous en faites pas, vous en trouverez un autre de mari. À mon âge? sanglotait Françoise, j'ai vu pire dit le juge et en même temps il pelotait, tandis que j'admirais la propreté de son bureau. Chez lui aussi, le bureau était impeccable, il était comme manucure, il pointait son doigt vers moi son bureau et il m'accusait, regarde t'es le seul qui ait le rangement boiteux, là-dessus je ne pouvais qu'être d'accord, je suis la vermine de la planète je me disais.

Je ne voyais plus le juge, je ne voyais que ses mains sur les fesses de Françoise, il la serrait contre lui sur la banquette en cuir bon marché, elle était nue depuis longtemps et les mains poilues du juge se découpaient nettement sur sa peau blanche. Le juge parlait par saccades, les arguments juridiques et les articles de la loi se diluaient dans des bruits de ventouse, j'avais du mal à comprendre ce qu'il me disait, je ne voyais que le petit derrière de Françoise qui sautillait, le devant de Françoise avait l'air occupé par le membre du juge, il a la santé que je me disais pour quelqu'un qui n'est pas loin de la retraite. Le juge me parlait toujours par borborygmes, il insistait sur quelque chose en remuant ma Françoise, il devenait presque suppliant, alors je commençai à saisir, il avait de la classe le juge, il m'invitait à se joindre à lui, profite encore de ta femme qu'il avait l'air de dire, profite pendant qu'il est encore temps, dans dix minutes l'article untel s'interposera définitivement à votre jouissance sous peine d'a