Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 17 из 96

15

– Alors, Albar, comment tu te sens? m'a finalement demandé celui qui avait l'air le plus con.

Je n'ai pas répondu (je m'étais souvent demandé si j'étais de la trempe de ces Sean Co

– Est-ce que tu peux nous do

– Mon collègue?

– Ouais. Ton ami Arrabal, là, a dit le Con.

– Ha

– Oui, pardon. Arrabal c'est un chanteur, non? Ha

– Non, je ne l'avais jamais vu avant ce soir.

– Tiens… C'est original, ça, comme système de défense.

– Dingue, a dit le Sournois. Il a de l'imagination, notre petit pote Halvard. En général, ils disent: «Oui, c'est mon meilleur ami.»

– Exact, a dit le Con. «Je le co

– Var. Et je vous assure que je dis la vérité.

– Écoute, a dit le Sournois, tu n'as pas l'air idiot, on va discuter entre perso

– Oui, je… Non, d'accord, je reco

– À la bo

– Mais je vous ai dit que je ne le co

– Bien, a fait le Sournois, je pensais que tu étais intelligent, je me suis trompé. Ça peut arriver, tu vois, même à un flic. Je n'ai pas voulu admettre tout de suite que tu te foutais de notre gueule.

Là-dessus, celui qui n'avait l'air ni con ni sournois s'est levé avec peine et s'est dirigé lentement vers moi, comme s'il trouvait navrant d'être toujours obligé de faire la police. Je me demandais pourquoi il n'avait pas encore parlé, celui-là. J'aurais dû me douter que c'était la Brute: il n'avait l'air de rien d'autre.

L'heure du pugilat venait de so

– Je peux te poser une question, Albar? a fait le Con.

– Hein? Oui…

Le Sournois souriait, la Brute attendait. Quelque chose semblait vivement intéresser le Con sous ma ceinture (que je n'avais toujours pas, d'ailleurs).

– Tu aimes te faire enculer? (Ils ne pensaient tous qu'à ça ou quoi?) C'est pas une proposition, rassure-toi. (C'était effectivement une bo

Le plus sérieusement du monde, la Brute m'a pris les couilles à pleine main (qu'on me pardo

– Si t'es pas pédé, co

Quand la Brute m'a lâché, les traits de mes trois opposants ont de nouveau fondu en masques douceâtres – surtout ceux du Sournois, qui regrettait que son collègue ait cédé à la colère, car au fond il m'aimait bien, lui:

– Alors bien sûr, ce qui est toujours possible, c'est que la mémoire te revie

Avant de refermer la porte de la cage derrière eux, le Con s'est retourné pour me lancer:

– N'oublie pas que c'est plein de pédés, là-bas.

Ils ne sont pas repassés me voir. Je suis resté encore une éternité à divaguer dans ce trou. Je m'appelais Halvard Sanz et je flottais dans le vide.