Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 21 из 55

Le cordo

Le cordo

Nous dlsons:

– Bonjour, monsieur. Nous voudrions des bottes en caoutchouc, imperméables, chaudes. En vendez-vous? Nous avons dè l'argent.

Il dit:

– Oui, j'en vends. Mais les doublées, les chaudes sont très chères.

Nous disons:

– Nous en avons absolument besoin. Nous avons froid aux pieds.

Nous mettons sur la table basse l'argent que nous avons.

Le cordo

– C'est juste assez pour une seule paire. Mais une paire peut vous suffire. Vous avez ia même pointure. Chacun de vous sortira à son tour.

– Cela n'est pas possible. Nous ne sortons jamais l'un sans l'autre. Nous allons partout ensemble.

– Demandez encore de l'argent à vos parents.

– Nous n'avons pas de parents. Nous habitons chez notre Grand-Mère qu'on appelle la Sorcière. Elle ne nous do

Le cordo

– La Sorcière, c'est votre grand-mère? Pauvres petits! Et vous êtes venus de chez elle jusqu'ici avec ces souliers-là!

– Oui, nous sommes venus. Nous ne pouvons pas passer l'hiver sans bottes. Nous devons aller chercher du bois dans la forêt; nous devons, déblayer la neige. Nous avons absolument besoin de…

– De deux paires de bottes chaudes et imperméables. Le cordo

– Essayez-les.

Nous les essayons; elles nous vont très bien. Nous disons:

– Nous les gardons. Nous vous paierons la deuxième paire au printemps quand nous vendrons des poissons et des œufs. Ou, si vous préférez, nous vous apporterons du bois.

Le cordo

– Tenez. Reprenez-le. Je ne veux pas de votre argent. Achetez plutôt de bo

Nous disons:

– Nous n'aimons pas accepter de cadeau.

– Et pourquoi donc?

– Parce que nous n'aimons pas dire merci.

– Vous n'êtes pas obligés de dire quoi que ce soit. Allez-vous-en. Non. Attendez! Prenez aussi ces pantoufles et ces sandales pour l'été, et ces souliers montants aussi. Ils sont très solides. Prenez tout ce que vous voulez.

– Mais pourquoi voulez-vous nous do

– Je n'en ai plus besoin. Je vais bientôt partir.

Nous demandons:

– Où allez-vous?

– Comment savoir? On va m'emmener et on me tuera.

Nous demandons:

– Qui veut vous tuel, et pourquoi?

Il dit:

– Ne posez pas de questions. Partez maintenant.

Nous prenons les souliers, les pantoufles, les sandales. Nous avons les bottes aux pieds. Nous nous arrêtons devant la porte, nous disons:

– Nous espérons qu'on ne vous emmènera pas. Ou, si on vous emmène, qu'on ne vous tuera pas. Au revoir, monsieur, et merci, merci beaucoup.

Quand nous rentrons, Grand-Mère demande:

– Où avez-vous volé tout ça, gibier de potence?

– Nous n'avons rien volé. C'est un cadeau. Tout le monde n'est pas aussi avare que vous, Grand-Mère.