Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 81 из 104

Le but visé par Fausta et d’Espinosa était atteint. Pardaillan n’était plus.

C’était un pauvre fou qui, maintenant, hagard, échevelé, écumant, hurlait son désespoir et sa terreur. Et ce fou, d’une voix qui s’efforçait de couvrir le tonitruant roulement de la machine à hacher, criait de toutes ses forces, déjà épuisées:

– Arrêtez!… Arrêtez!… Je ne veux pas mourir!… je ne veux pas!…

Mais on ne l’entendait pas sans doute. Ou peut-être l’implacable volonté de l’inquisiteur avait-elle décidé de pousser l’expérience jusqu’au bout.

Car le plancher continuait de s’abaisser avec une régularité désespérante. Maintenant, ce n’étaient plus cinq losanges, mais dix qui fonctio

L’instinct de la conservation, si puissant, à défaut du raiso

Ce plancher mobile était maintenu d’un côté par des charnières puissantes. Ces charnières n’étaient pas placées contre le mur qui soutenait le plancher. Elles étaient sous le plancher même. C’est-à-dire que, du côté opposé à la pente, on avait posé une forte traverse de métal.

C’est sur cette traverse qu’étaient vissées les charnières. Si cette traverse avait eu quelques centimètres de plus dans sa largeur, Pardaillan eût pu à la rigueur se poser là-dessus et attendre aussi longtemps que ses forces le lui eussent permis. Malheureusement, la traverse était trop étroite. Mais s’il n’était pas possible de se poser là-dessus, on pouvait du moins s’y accrocher et s’y maintenir en se couchant à plat ventre, suspendu par le bout des doigts. Le fou – nous ne voyons pas d’autre nom à lui do

C’était, tout bo

Le fou ne raiso

Le plancher continuait sa descente. Bientôt, l’extrémité descendante irait s’appuyer sur le sol de la pièce qui devait être au-dessous… en admettant qu’il y eût une pièce au-dessous. Sinon la pente se changerait insensiblement en ligne verticale et alors ce serait la chute dans quelque mystérieux abîme.

Maintenant, la cloison était tapissée du haut en bas et dans toute sa largeur de faux qui continuaient immuablement leur mouvement de hachoir et semblaient appeler la proie convoitée.

Pardaillan, suspendu dans le vide, sentait ses forces l’abando

Il râlait, et cependant son désir de vivre était si prodigieusement tenace qu’il trouvait encore, et malgré tout, la force de crier presque sans discontinuer:

– Arrêtez! Arrêtez!…

Bientôt, il fut à bout de force. Sa main gauche glissa, lâcha prise. Il se maintint un instant de sa seule main droite. Les doigts de cette main, à leur tour, le trahirent un à un. Deux doigts seuls restèrent désespérément incrustés dans le métal et supportèrent le poids de son corps un inappréciable instant.

Alors, il ferma les yeux, un soupir atroce gonfla sa poitrine, un cri terrible, un cri de bête qu’on égorge jaillit de ses lèvres tuméfiées, et il roula, roula là-bas sur les hachoirs qui le saisirent.