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Le premier tu as interprété mes songes avec bienveillance pour mon fils et pour ma maison. Que tout arrive pour le mieux! Certes, Je le veux, et dès que je serai rentrée dans la demeure, je ferai, comme tu me le conseilles, des sacrifices aux dieux et à ceux que j'aime et qui sont sous la terre. Mais, en attendant, ô amis, où dit-on qu'Athèna est située?

Loin d'ici, vers l'occident, là où le roi Hèlios se couche.

Et mon fils était plein du désir de prendre cette ville?

Certes, car toute la terre de Hellas serait soumise au roi.

Sans doute ce peuple abonde en guerriers?

C'est une armée qui a déjà causé des maux sans nombre aux Mèdes.

Et que possèdent-ils encore? Ont-ils d'assez grandes richesses?

Ils ont une source d'argent, trésor de la terre.

Est-ce la pointe des flèches et l'arc qui brillent dans leurs mains?

Non. Ils tie

Quel chef les mène et commande l'armée?

Ils ne sont esclaves d'aucun homme et n'obéissent à perso

Comment donc soutiendraient-ils e

C'est ainsi qu'ils ont détruit la grande et magnifique armée de Daréios.

Tu rappelles des souvenirs terribles dont les parents de ceux qui sont partis doivent être tourmentés.

Bientôt, il me semble, tu co

Ô villes de toute la terre d'Asia! ô Perse, large port de richesses! D'un seul coup cette grande prospérité a péri, et la fleur des Perses a été tranchée! ô malheureux! ô douleur d'a

Strophe I.

Ô calamités affreuses, inattendues, lamentables! Hélas, hélas! pleurez, Perses, en apprenant cette défaite!

Certes, tout, tout est détruit! Moi-même je vois le jour du retour contre tout espoir.

Antistrophe I.

Une longue vie ne nous a été accordée, à nous qui sommes vieux, que pour apprendre ce désastre inattendu!

Certes, j'étais là. Ce n'est point sur le récit des autres, ô Perses, que je vous dirai les maux qui nous ont accablés.

Strophe II.

Hélas! hélas! hélas! En vain les i

Les rivages de Salamis et de toutes les contrées voisines sont pleins de morts misérablement tués!

Antistrophe II.

Hélas! hélas! hélas! Les corps de nos amis roulent tout sanglants dans les flots, au milieu des nefs fracassées qui surnagent!

Nos arcs ne nous ont point aidés. Toute l'armée a péri, écrasée par le choc des nefs.

Strophe III.

Poussons la clameur lamentable et lugubre sur les malheureux Perses! Ils ont été vaincus, hélas! L'armée est détruite!

Ô nom de Salamis, très amer à entendre! Hélas! combien je gémis au souvenir d'Athèna!

Antistrophe III.

Les Athènaiens sont terribles à leurs e

Malheureuse! je reste muette, accablée de ces maux; car cette calamité est telle que je ne puis ni parler, ni m'inquiéter du désastre. Cependant, il faut bien que les hommes subissent les maux que leur envoient les dieux. Dis-nous donc tout, calme-toi, malgré tes gémissements sur nos misères. Dis ceux qui vivent encore et ceux que nous avons à pleurer, et qui, portant le sceptre, sont morts, laissant leur armée sans chefs.

Xerxès vit et voit la lumière.

Tu apportes une lumière dans ma demeure, un jour éclatant dans une nuit noire!

Artembarès, le chef des i

Hélas! j'apprends d'irréparables maux, opprobre des Perses et cause d'amères lamentations. Mais, reprenant ton récit, dis-moi quel nombre de nefs avaient les Hellènes, pour avoir osé s'attaquer à l'armée navale des Perses.

Certes, quant au nombre, sache que les barbares étaient très supérieurs en nefs. En tout les Hellènes en avaient dix fois trente, sauf dix en réserve. Je sais que Xerxès commandait à mille nefs, plus deux fois cent et sept qui l'emportaient en rapidité. Telle est la vérité. Tu vois que nous n'étions point inférieurs en forces; mais un dieu a fait pencher les plateaux de la balance et a détruit notre armée.

Les dieux ont protégé la ville de la déesse Pallas.

La ville d'Athèna est inexpugnable. Ses guerriers lui sont un ferme rempart.

Mais dis-nous le premier choc des nefs. Les Hellènes ont-ils commencé le combat, ou est-ce mon fils, orgueilleux du nombre de ses nefs?

Ô reine, un daimôn mauvais et vengeur a causé le premier tout le mal. Un Hellène, de l'armée des Athènaiens vint et dit à ton fils Xerxès que, dès les ombres de la nuit noire, les Hellènes ne resteraient pas, et que chacun d'eux, se rembarquant, chercherait son salut dans une fuite secrète. Aussitôt, Xerxès, ayant appris cela, et ne comprenant pas la ruse de cet Hellène et la jalousie des dieux, commanda à tous les chefs des nefs, dès que les rayons de Hèlios cesseraient de chauffer la terre et que les ténèbres envahiraient les demeures aithérée