Страница 30 из 51
Oh! oh! oh! ah! ah! ah! Voici un ravisseur, sorti des nefs, qui me poursuit à terre! Auparavant, ô ravisseur, meurs! ah! ah! ô dieux! de nouveau je pousse des cris lamentables. Voici le commencement des misères et des violences que je vais subir. Hélas! hélas! secours promptement des jeunes filles fugitives.
Hâtez-vous! marchez promptement vers la nef.
Eh bien! arrachez nos cheveux, frappez-nous, coupez notre tête toute sanglante!
Promptement, misérables! à la nef! et ensuite à travers les flots salés! Obéis à mes ordres sans réplique et au fer de ma lance. Je te pousserai sanglante dans la nef, où tu resteras gisante. Cède à la violence. Point de résistance insensée.
Hélas, hélas!
Marche vers la nef, laisse ces autels; ils ne sont point honorés par les hommes pieux.
Qu'elle ne me revoie jamais, l'onde nourricière du Néilos qui rajeunit le sang des mortels! Sur cette terre sacrée, vieillard, je suis sortie d'une très antique race.
A la nef! à la nef! marche promptement, que tu le veuilles ou non. Entraînées de force, allons! marchez vers la nef, avant que je vous frappe de mes poings, misérables!
Strophe I.
Hélas! hélas! que n'as-tu péri misérablement dans le gouffre de la mer, jeté, au milieu des vastes tempêtes, contre le cap Sarpèdonien?
Crie, lamente-toi, invoque les dieux! Tu n'éviteras pas la nef aigypie
Antistrophe I.
Hélas! hélas! L'outrage aboie sur le rivage! Tu vomis l'eau amère, toi qui me parles! Que le grand Néilos t'engloutisse, orgueilleux, toi et ton arrogance!
Je vous ordo
Strophe II.
Hélas! hélas! père! Le secours divin ne m'a pas sauvée du malheur. Comme une araignée qui m'enveloppe, voilà le songe noir! ô dieux, ô dieux! Terre, ma mère! Terre, ma mère! détourne ces clameurs terribles. Ô roi! fils de Gaia, ô Zeus!
Je ne crains pas les dieux de cette terre. Ils n'ont point nourri mon enfance et ils ne me conduiront pas à la vieillesse.
Antistrophe II.
Voici que ce serpent à deux pieds est plein de rage près de moi, et veut me mordre comme une vipère. Ô dieux! ô dieux! Terre, ma mère! Terre, ma mère! détourne ces clameurs terribles. Ô roi! fils de Gaia, ô Zeus!
Celle qui, n'obéissant pas à mes paroles, ne marchera point vers la nef, ne tardera pas à voir ses vêtements en pièces.
Strophe III.
Hélas! ô chefs et princes de la ville, je succombe!
Vous verrez bientôt plusieurs princes, les fils d'Aigyptos. Croyez-moi, vous ne manquerez point de maîtres.
Antistrophe III.
Nous périssons, ô roi! nous succombons!
Vous allez être traînées d'ici par les cheveux, puisque vous n'obéissez pas à mes paroles.
Et toi, que veux-tu? Pourquoi outrages-tu de ton insolence la terre des hommes Pélasgiens? Pensais-tu arriver dans une ville de femmes? Tu n'es qu'un barbare, et tu oses te jouer des Hellènes! Pour tant oublier, ton esprit est troublé, certes.
Qu'ai-je donc fait ici contre la justice?
Étranger toi-même, tu ne sais ce qui est dû à des hôtes.
Comment ne le saurais-je pas? Je reprends ce que j'ai perdu.
A quels proxènes de ce pays as-tu parlé?
A Hermès, au très-grand proxène et chercheur.
Tu te recommandes des dieux et tu les outrages!
Je ne respecte que les daimones du Néilos.
A t'entendre, tu ne comptes pour rien les dieux de cette terre?
J'emmènerai celles-ci, à moins qu'on me les arrache.
Tu gémiras, si tu les touches, et promptement.
J'entends une parole qui n'est pas hospitalière.
Ceux qui outragent les dieux ne sont pas mes hôtes.
Viens! tu diras cela aux fils d'Aigyptos.
C'est un souci qui m'inquiète fort peu.
Mais, afin que je puisse leur parler clairement, car il convient qu'un héraut soit un messager fidèle, que leur dirai-je? Comment leur a
Il n'est point nécessaire que tu saches mon nom. Tes compagnons et toi vous le co
Alors, tu sauras que c'est la guerre. La force et la victoire resteront aux hommes.
Vous en trouverez des hommes parmi ceux de ce pays, et qui ne sont pas buveur de vin d'orge. Pour vous, avec vos chères compagnes entrez d'un cœur ferme dans la ville bien fortifiée entourée de tours profondément assises. Il y a là de nombreuses demeures publiques, et j'ai moi-même largement bâti la mie
Sois comblé de biens pour tant de bienfaits, divin roi des Pélasges! Mais, dans ta bonté, envoie ici notre père courageux, Danaos, notre prévoyant conseiller. Sa prudence est meilleure pour décider quelles demeures et quelle lieu nous devons choisir. Que tout arrive donc pour le mieux.
Vous serez reçues avec des paroles de bienveillance et de joie par les citoyens de cette terre. Et vous, chères servantes, suivez chacune, pas à pas, celle des filles de Danaos qu'il vous aura désignée.