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Tu parles en énigmes. Dis-moi comment.

Nous nous pendrons aussitôt à ces dieux.

J'ai entendu tes paroles. Elles frappent mon esprit d'horreur.

Tu as compris. Je me suis expliquée plus clairement.

Pour mille raisons ces difficultés sont inextricables. L'abondance des maux m'écrase comme un torrent. Je suis submergé par une mer furieuse d'immenses calamités, et il n'y a point de port à mes malheurs. En effet, vous l'avez dit, si je ne vous viens point en aide je commets un crime inexpiable; mais si, devant nos murs, je range la bataille contre tes proches, les fils d'Aigyptos, n'est-ce pas un malheur lamentable que, pour des femmes, les hommes ensanglantent la terre? Cependant il faut redouter la colère de Zeus qui protége les suppliants, car il est la suprême épouvante des mortels. Toi donc, vieillard, père de ces vierges, saisis promptement ces rameaux entre tes bras et porte-les aux autels de nos autres dieux, afin que tous les citoyens voient ces marques de votre arrivée et que ma prière en votre faveur ne soit pas rejetée, car le peuple se plaît toujours à blâmer ses chefs. En effet, il sera facilement touché en voyant ces rameaux, et il prendra en haine l'insolence de vos e

Ceci est digne d'actions de grâces sans nombre d'avoir rencontré un protecteur aussi vénérable; mais do

Allez, hommes! L'étranger a bien parlé. Menez-le vers les autels de la ville et les demeures des dieux. Dites brièvement à ceux que vous rencontrerez que vous conduisez un marin, suppliant des dieux.

Tes paroles et tes ordres suffisent pour notre père; mais quelle sera ma part? Où trouverai-je ma sûreté?

Laisse ici ces rameaux, marques de ton malheur.

Je les abando

Retire-toi dans ce bois vaste.

Comment ce bois profane me protégera-t-il?

Nous ne te livrerons pas aux oiseaux de proie.

Mais si c'était à des hommes plus à craindre que des dragons terribles?

Réponds par un meilleur augure à des paroles de bon augure.

Ne t'éto

La défiance envers les rois est sans borne.

Rends-moi la joie par tes paroles et tes actions.

Votre père ne vous laissera pas longtemps seules. Pour moi, ayant convoqué le peuple qui habite ce pays, je tenterai de persuader les citoyens de vous être bienveillants et j'enseignerai à votre père ce qu'il faudra dire. Dans l'intervalle restez ici, et priez les dieux du pays que vos désirs s'accomplissent. Moi je vais préparer tout ceci. Que la persuasion et la fortune me fassent réussir!

Strophe I.

Roi des rois, le plus heureux des bienheureux, force très puissante des puissants, très riche Zeus, écoute, exauce mes prières! Détourne l'insolence de ces hommes que tu hais avec justice, abîme dans la mer pourprée leur nef aux noirs rameurs.

Antistrophe I.

Regarde avec bienveillance cette race antique de jeunes filles issue d'une femme que tu as aimé. Souviens-toi d'Iô, que tu touchas de la main, et par laquelle nous nous glorifions d'appartenir à cette terre où nous sommes.

Strophe II.

Nous marchons dans les pas antiques, dans les pâturages fleuris de notre mère, dans la grasse prairie d'où, harcelée par le taon, elle s'enfuit, vagabonde et furieuse, à travers d'i

Antistrophe II.

De la Phrygia, riche en troupeaux, à travers la terre d'Asia, elle parcourut Teuthras, ville des Mysiens, et les vallées Lydie

Strophe III.

Harcelée par l'aiguillon du bouvier ailé, elle parvint au bois florissant de Zeus, au pâturage fécondé par les neiges fondues et que parcourt la force de Typhôn, aux eaux du Néilos, vierges de maladies. Mais elle était toujours furieuse, en proie aux douleurs cuisantes de l'implacable Hèra.

Antistrophe III.

Et les vivants qui habitaient cette terre eurent l'esprit saisi par la pâle terreur, quand ils virent cette bête étrange, tenant de la race humaine et de la brute, moitié femme et moitié vache, et ils restaient stupéfaits devant ce prodige. Et alors, quel fut celui qui apaisa Iô vagabonde et misérablement harcelée par le taon?

Strophe IV.

Zeus, le roi éternel. La violence du tourment cessa par la puissance et par le souffle divins, et l'amertume lamentable des larmes, et, recevant très véritablement le faix de Zeus, elle enfanta un illustre fils.

Antistrophe IV.

Qui devait être très heureux pendant une longue vie. Et toute la terre cria: – Cet enfant est vraiment de Zeus!’ Qui, en effet, eût réprimé les ruses furieuses de Hèra? Ceci est l'œuvre de Zeus; et qui dira que nous sommes la race issue d'Épaphos dira la vérité.

Strophe V.

Quel autre parmi les dieux invoquerais-je plus justement? C'est le père, la source de toute génération, le maître de sa propre puissance, le créateur des choses antiques, le très bienveillant Zeus!

Antistrophe V.

Il n'y a point de puissance au-dessus de la sie

Ayez bon courage, enfants! Les citoyens nous sont propices. Le peuple a décidé et décrété.

Salut! ô vieillard, le plus cher des messagers! Mais dis-nous quel décret a été rendu, et de quel côté le peuple a levé le plus de mains.

Il a plu aux Argiens de ne point se diviser, et mon vieux cœur en a rajeuni, car l'aithèr s'est hérissé des mains droites levées de tout le peuple, et il a été décrété unanimement que nous pourrions habiter cette terre en liberté, à l'abri des outrages de tous les mortels, et que ni citoyens, ni étrangers ne pourraient nous emmener en servitude comme une proie. De plus, si quelque citoyen ne nous venait point en aide contre la violence, il serait, par sentence du peuple, privé du droit de cité et condamné à l'exil. Telle est la résolution que le roi des Pélasges a fait prendre en notre faveur, a

Faisons pour les Argiens des vœux heureux, pour prix de leur bienveillance. Que Zeus hospitalier reçoive ces paroles sincères de la bouche de ses hôtes! Que nos prières soient ainsi exaucées jusqu'à la fin sans empêchement.