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Reine Athèna, quelle demeure habiterais-je?
Une demeure à l'abri de l'offense. Mais accepte.
J'accepte. Quels seront mes ho
Sans toi, aucune maison n'aura une heureuse fortune.
Et tu feras que je possède cette puissance?
Certes, je ferai prospérer qui t'honorera.
Et ta promesse sera-t-elle toujours tenue?
Je pouvais ne pas promettre ce que je n'aurais pas voulu tenir.
Je suis apaisée et je rejette ma colère.
C'est pourquoi, sur cette terre, tu n'auras que des amis.
Que m'ordo
Tout ce qui suit une victoire sans tache, tout ce qui est produit par la terre et par les flots de la mer, ce qui vient de l'Ouranos, ce qu'apportent les souffles des vents! Que les fruits de la terre et les troupeaux s'accroissent ici sous la chaleur propice de Hèlios! Que les citoyens soient à jamais heureux et prospères, et que l'enfance soit toujours saine et sauve! Anéantis les impies plus inexorablement encore. Comme un pasteur de plantes, j'aime la race des hommes justes. Tels seront tes soins. Pour moi, quant à la gloire des combats guerriers, je ferai cette ville illustre parmi les mortels.
Strophe I.
Certes, je veux habiter avec Pallas, et je ne dédaignerai pas cette ville, asile des dieux, qu'honorent le tout-puissant Zeus et Arès, rempart des daimones, qui protége les autels des hellènes. Je lui souhaite, par des prédictions bienveillantes, les fruits abondants, utiles à la vie, qui germent dans la terre sous la lumière éclatante de Hèlios.
C'est avec joie que je fais ceci pour les Athènaiens. J'ai retenu dans cette ville de grandes et implacables déesses. Il leur a été accordé, en effet, de régler tout ce qui concerne les hommes. Celui contre lequel elles ne se sont point encore irritées ne sait rien des maux qui désolent la vie. Les crimes des aïeux le livrent à elles. La destruction silencieuse l'anéantit, malgré ses cris.
Antistrophe I.
Qu'un souffle funeste ne flétrisse point les arbres! c'est mon souhait. Que l'ardeur de Hèlios ne dessèche point le germe des plantes et ne fasse point avorter les bourgeons! Que la stérilité mauvaise soit écartée! Que les brebis, toujours fécondes, lourdes d'une double portée, mettent bas au temps voulu! Que le peuple, riche des biens abondants de la terre, honore les présents des dieux!
Entendez-vous, gardiens de la ville, ces souhaits heureux? Elle est très puissante, en effet, la vénérable Éri
Strophe II.
Je repousse la fortune mauvaise qui frappe les hommes avant le temps. Accordez aux vierges qu'on aime les époux qu'elles désirent, ô déesses, sœurs des Moires, vous qui avez cette puissance, justes daimones qui hantez chaque demeure, présentes en tout temps, et qui, pour votre équité, êtes partout les plus honorées des dieux!
Je me réjouis d'entendre vos souhaits bienveillants pour la terre que j'aime. Je loue la persuasion aux doux yeux qui dirigeait ma langue et ma parole, tandis qu'elles refusaient durement d'écouter. Zeus, qui préside à l'Agora, l'a emporté, et notre cause, la cause des justes, est victorieuse.
Antistrophe II.
Que la discorde insatiable de maux ne frémisse jamais dans la ville! C'est mon souhait. Que jamais la poussière ne boive le sang noir des citoyens! Que jamais, ici, un meurtre ne venge un meurtre! Que les citoyens n'aient qu'une même volonté, un même amour, une même haine. Ceci est le remède à tous les maux parmi les hommes.
Avez-vous donc retrouvé le chemin des paroles bienveillantes? Je prévois que les habitants de ma ville seront grandement secourus par ces spectres terribles. Aimez toujours ces déesses qui vous sont bienveillantes, offrez-leur de grands ho
Strophe III.
Salut! soyez heureux et riches! Salut, peuple Athènaien, assis auprès des autels de Zeus, amis de la vierge qui vous aime, et toujours pleins de sagesse! Ceux qui habitent sous les ailes de Pallas sont respectés par son père.
Je vous salue aussi. Il faut que je marche la première, afin de vous montrer vos demeures. Allez à la lumière sacrée des torches de ceux qui vous accompagnent, à travers les sacrifices offerts, descendez sous terre, afin de retenir le malheur loin de cette terre, et d'envoyer vers la ville la prospérité et la victoire. Vous qui habitez cette ville, fils de Kranaos, accompagnez-les, et que les citoyens se souvie
Antistrophe III.
Salut, salut! Je vous salue de nouveau, vous tous qui êtes ici, daimones et mortels, habitants de la ville de Pallas! Respectez ma demeure, et vous n'accuserez jamais les hasards de la vie.
Je me réjouis de vos paroles et de vos prières, et j'enverrai la clarté des torches flamboyantes vers les lieux souterrains, avec les gardie
Entrez dans votre demeure, grandes et vénérables filles de la nuit, déesses stériles, au milieu d'un cortége respectueux! Toutes, invoquons-les! Dans les retraites souterraines vous serez comblées d'ho