Страница 18 из 51
Voyez les deux tyrans de cette terre, les meurtriers de mon père, les dévastateurs de cette maison! Ils étaient naguère vénérables, et ils s'asseyaient sur le trône royal. Et, maintenant, ils s'aiment encore, comme on en peut juger par ce qu'ils ont subi, et leur foi mutuelle est toujours la même. Ils avaient juré de do
Hélas, hélas! choses lamentables! Toi, tu es morte d'une mort terrible! hélas! hélas! mais la souffrance fleurit pour celui qui survit.
L'a-t-elle fait, ou ne l'a-t-elle pas fait? Ce voile rougi par l'épée d'Aigisthos m'est un témoin sûr. Les taches de sang ont résisté au temps et altèrent encore les couleurs variées de ce voile. En le voyant, je m'applaudis et je pleure, à la fois, sur moi-même, et j'atteste ce tissu qui a perdu mon père. Je pleure le meurtre et la vengeance, et ma race tout entière, et je gémis sur cette victoire qu'il faudra expier.
Nul parmi les hommes ne passe des jours tranquilles pendant tout le temps de sa vie. Chacun souffre à son tour, tantôt l'un, tantôt l'autre!
Quoi qu'il en soit, je sais comment tout ceci doit finir. Ainsi que des chevaux sans frein, emportés hors du chemin des chars, mes sens effarés me domptent et m'emportent, et mon cœur est prêt à hurler de terreur et la rage se rue en lui! Pendant que je me possède encore, je crie à mes amis que j'ai tué ma mère avec justice, car elle était souillée du meurtre de mon père et les dieux la haïssaient. Celui qui m'a do
Puisque tu as commis une action juste, ne te laisse pas fermer la bouche par les cris funestes de la renommée, et ne parle pas contre toi-même après avoir affranchi toute la race Argie
Ah! ah! femmes esclaves, voyez celles-ci telle des Gorgones, vêtues de robes noires, les cheveux entrelacés de serpents i
Quels spectres t'épouvantent ainsi, ô fils très cher à ton père? Ne sois pas effrayé, triomphe courageusement de la terreur.
Ces spectres terribles qui me regardent ne sont pas de vaines ombres. Certes, ce sont les chie
Son sang tiède est encore sur tes mains. C'est ce qui trouble ton esprit.
Toi Apollôn! Elles augmentent en nombre! Un sang effroyable coule de leurs yeux!
Purifie-toi dans la demeure. Si tu te prosternes devant Loxias, tu seras délivré de tes maux.
Vous ne les voyez pas, mais, moi, je les vois! Elles me chassent! Je ne puis rester davantage.
Sois donc heureux! Qu'un dieu bienveillant te regarde et te préserve du malheur! Trois fois la tempête s'est ruée sur ces demeures royales, excitée par des hommes de la même race. D'abord, des enfants furent égorgés, lamentables douleurs de Thyestès; puis vint le meurtre de l'homme royal, et le chef de guerre des Akhaiens fut égorgé dans un bain. Et, maintenant, pour la troisième fois, est-ce un sauveur qui nous est venu, ou notre perte? Quand donc la violence d'Atè s'endormira-t-elle enfin?