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Il est facile de le deviner.

Comment l'apprendrais-je de toi étant la plus âgée?

Nul, si ce n'est moi, n'aurait coupé cette tresse.

Ceux à qui il conviendrait de couper leur chevelure en marque de deuil sont, en effet, nos e

Cependant cette tresse est semblable à mes propre cheveux.

Serait-ce une offrande secrète d'Orestès?

Certes, ces cheveux sont tout semblables à ceux d'Orestès!

Comment aurait-il osé venir ici?

Il a envoyé cette tresse, l'ayant coupée en ho

Ce que tu me dis ne me cause pas moins de larmes, s'il ne doit jamais toucher du pied cette terre.

Moi aussi, un grand trouble a envahi mon cœur, et je suis heurtée d'un flot d'amertume comme d'un trait lancé! De mes yeux coulent d'intarissables larmes brûlantes, telles qu'un torrent, quand je regarde cette tresse! En effet, je ne puis croire qu'elle appartie

Prie les dieux qu'ils exaucent aussi heureusement tes autres vœux que ceux-ci.

Qu'ai-je donc obtenu par la volonté des dieux?

Tu vois ceux que tu as long temps désirés.

Sais-tu donc quel mortel je désire?

Je sais que tu attends Orestès avec ardeur.

En quoi mes vœux sont-ils accomplis?

Je suis Orestès; ne cherche pas un meilleur ami.

Ô étranger, médites-tu quelque ruse contre moi?

J'en méditerais donc contre moi-même.

Peut-être veux-tu te jouer de mes maux.

Je me jouerais donc aussi des miens.

Ainsi, tu es Orestès! C'est à Orestès que je parle!

C'est lui-même que tu vois; mais tu me reco

Ô le plus cher souci des demeures de ton père! Espérance pleurée d'un germe sauveur! Tu recouvreras par ton courage la maison paternelle. Ô doux à mes yeux, toi qui as quatre parts dans mon cœur! Car, il me faut te nommer mon père, et c'est à toi que va l'amour que j'avais pour ma mère qui m'est justement odieuse, et pour ma sœur cruellement sacrifiée. Tu me seras un frère fidèle, toi qui, seul, viens à mon aide. Que la force et la justice, et Zeus, le plus grand de tous les dieux, soient avec nous!

Zeus! Zeus! contemple ceci. Vois la race de l'aigle, privée de son père étouffé dans les nœuds de la vipère horrible. La faim ronge ses petits orphelins qui ne peuvent chasser comme leur père, ni suffire aux besoins du nid. Regarde-nous, Èlektra et moi, enfants sans père et chassés tous deux de leur demeure. Si tu abando

Ô enfants, ô sauveurs du foyer paternel, taisez-vous! Ô enfants, que nul ne vous entende et ne puisse, en parlant sans réserve, tout dénoncer à ceux qui commandent. Plaise aux dieux que je les voie un jour morts, à travers la fumée odorante du bûcher!

Non, certes, le tout-puissant oracle de Loxias ne me trahira pas, lui qui m'a ordo

Ô grande Moires! Que tout s'accomplisse, avec l'aide de Zeus, selon la justice! Que la langue e

Strophe I.

Ô père, qui as souffert des maux terribles, que te dirai-je et que ferai-je, pour que la lumière luise dans les ténèbres et parvie

Strophe II.

Enfant, la mâchoire vorace du feu ne détruit pas l'esprit d'un mort, et sa colère éclate après la vie. Le mort gémit, et le meurtrier est révélé. Le juste deuil de leurs ancêtres, de leurs pères, pousse de toutes parts les enfants à la vengeance.