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M. Hilaire, sans doute par pitié, lui acheta un cornet de quelques sous.
– Eh bien? souffla Chéri-Bibi.
– Eh bien! il n’y a rien de fait! Il refuse de s’évader! Il ne veut pas qu’on le traite de lâche. Il mourra avec ses camarades. Il m’a chargé de dire cela à sa mère et à sa fiancée…
Le pauvre vieux marchand de cacahuètes devait être décidément tout à fait malade, car il eut à peine tendu son cornet de papier au client de la terrasse qu’il s’affala sur le trottoir comme une masse.
Le client se précipita sur lui et le souleva avec peine, et apparemment, non sans émotion.
Il lui murmurait à l’oreille des syllabes qui firent que le malheureux rouvrit enfin les yeux dans le moment qu’un monsieur fort bien mis et qui se garantissait de l’ondée avec un parapluie passait.
Ce monsieur s’arrêta pour demander d’une voix fort pitoyable la raison pour laquelle ce pauvre marchand de cacahuètes avait glissé sur le trottoir.
– Ce doit être le besoin! répondit M. Hilaire.
Alors le passant fouilla dans sa poche et tira de son porte-mo
– Faites-lui prendre quelque chose de chaud et de réconfortant! exprima le monsieur en s’en allant.
Alors Chéri-Bibi revint tout à fait à lui et lui cria:
– Merci, monsieur Dimier! Dieu vous le rende!