Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 56 из 96

Et il imagina ceci: d’écrire, lui aussi, des articles signés d’un pseudonyme, articles qu’il enverrait à la Gazette des clubs et dans lesquels il ferait preuve d’un amour farouche de la liberté, et qu’il animerait du plus pur esprit de la grande Révolution française qu’il co

Il avait justement gardé chez lui, de son ancie

Comme disait l’ancêtre: «De l’audace, de l’audace et encore de l’audace!».

Il en eut au fond de son trou obscur plus qu’on ne saurait dire et il voua à l’échafaud tous ceux qui, sur commandement, ne sauraient énumérer les Droits de l’homme, ce catéchisme de tout bon citoyen de tous les pays.

Son plan était, après quelques envois de cette sorte, de se présenter à la rédaction du journal de Coudry et de dévoiler sa perso

Le foudroyant succès de la nouvelle politique de M. Barkimel, qui lui fut révélé par les feuilles publiques, lui do

En vérité! que pouvait-il avoir fait? ce Barkimel, à l’intelligence si médiocre, pour avoir été choisi, élu, présenté par la section de l’Arsenal comme membre du tribunal révolutio

M. Barkimel était juge, maintenant!

Et M. Hilaire, l’épicier Hilaire, était «commissaire de sa section»!

Les articles, soigneusement cachetés, étaient portés à la boîte de la place de l’Hôtel-de-Ville par le père Talon lui-même qui venait de toucher son deuxième billet de mille francs et qui trouvait plus que jamais que le régime de la Terreur avait du bon.

Avec quelle anxiété M. Florent ouvrait tous les matins la Gazette des Clubs pour y lire sa prose… Mais, hélas! C’était en vain qu’il y cherchait son chef-d’œuvre et sa signature: le Vieux Cordelier!

Trois articles étaient déjà portés et il venait de remettre le quatrième, un quart d’heure auparavant, au père Talon, quand un grand tumulte et un grand bruit de crosses emplit la rue des Francs-Bourgeois.

Il était sept heures du soir, M. Florent, qui habitait sous les toits, se risqua à mettre le nez à sa lucarne.

Alors, il aperçut au-dessous de lui, le père Talon qu’accompagnaient des civils ceinturés de rouge et suivis d’une section en armes! Il ne douta plus que le père Talon, à qui il avait eu l’imprudence, en lui do

Déjà on entendait des pas pesants dans l’escalier et les cris des officiers.

M. Florent n’hésita point à se glisser comme un chat dans les gouttières; et, favorisé par les ombres d’un obscur et lourd crépuscule, il put parvenir de toit en toit, après avoir failli se rompre vingt fois les os, jusqu’à la fenêtre entrouverte d’une mansarde dans laquelle il se jeta à genoux, à tout hasard.

Mais la pièce était vide.

M. Florent se releva, ouvrit la porte et descendit l’escalier de son air le plus tranquille.

Le sort le gâta encore jusqu’au rez-de-chaussée où il se trouva dans une cour étroite, mal éclairée par les feux d’un petit cabaret bien co

Pour fuir, il fallait traverser cette cour; et la fenêtre du petit cabaret était justement ouverte! La salle était pleine de dîneurs qui trinquaient bruyamment «au triomphe de la Ville sur l’Assemblée!»

M. Florent venait d’apercevoir M. Barkimel!

Oui. M. Barkimel, triomphant, le ventre ceinturé des insignes de sa fonction, M. Barkimel, trônant, mangeant, buvant, M. Barkimel traitant les principaux de sa section en grand seigneur, M. Barkimel que l’on écoutait quand il parlait!