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Au milieu des cris, des interpellations, des bravos, Jacques lisait maintenant un rapport terrible sur les menées des clubs et le communisme envahissant la province. Enfin, après avoir jeté l’épouvante dans les cœurs en lisant la liste des suspects, dressée par la commission d’enquête, il terminait par un appel au courage et à l’énergie patriotique de la Chambre!
Aucun de ceux qui étaient là ne réclama d’explications. Le vote fut enlevé.
On tenait désormais le pivot sur lequel toute l’opération allait tourner. Il n’y aurait plus qu’à partir pour Versailles.
Sur ces entrefaites, Frédéric Héloni arriva avec le décret du président du Sénat, nommant le général Mabel gardien de l’Assemblée nationale.
Il fut accueilli par un véritable délire! Tous se croyaient sauvés, arrachés définitivement à la terreur révolutio
Légalement, constitutio
– À Versailles! À Versailles! À Versailles!
Déjà quelques députés qui venaient d’être avertis de ce qui se passait par des amis désireux de les entraîner, accouraient, les uns à pied, les autres en voiture, réclamant des explications, furieux d’avoir été tenus à l’écart.
Si l’affaire, au cours de la journée qui ne faisait que commencer, hésitait sur le succès, c’étaient ceux-là qui la précipiteraient et se montreraient les plus féroces.
Jacques et Frédéric quittèrent la Chambre les derniers après avoir serré deux cents mains et versé du courage dans tous les cœurs.
Comme ils montaient dans une auto qui devait les conduire à la place de l’Étoile, où les attendait le général Mabel, Jacques repensa aux lettres que lui avait remises Jacqueline et qu’il avait oubliées. Il les sortit de sa poche.