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– Ah! je le hais! je voudrais le tuer… Demain, je le provoquerai… nous nous battrons en duel!

– Et il vous tuera! Vous serez bien avancé! Non! nous pouvons mieux que ça! Et encore, moi, j’ai fait tout ce que j’ai pu, en venant vous trouver ici, en vous disant ce qu’il en était, en déchaînant votre colère! C’est à vous d’agir maintenant! Vous pouvez ruiner son affaire! Vous savez que c’est pour lundi! Vous pouvez le faire arrêter d’ici là! Et quand on aura mis la main dessus, on découvrira une partie du pot aux roses.

– L’assassinat de Carlier!

– N’essayez pas de me faire dire ce que je ne puis pas dire…

– Alors qu’est-ce que vous voulez que je fasse: aller trouver le président du Conseil?

– Qu’est-ce que vous lui direz? Que Jacques va tenter son coup lundi? Mais quel coup? Nous n’en savons encore rien, ni vous ni moi! Il n’y a que lui qui le sache! Lui, et peut-être Sonia… Mais je sais qu’il compte sur vous… que vous êtes au premier plan de la combinaison et que vous serez averti au dernier moment. Sans doute va-t-il vous dicter votre rôle demain… Eh bien, attendez tranquillement jusqu’à ce moment-là…

Lavobourg regarda Askof.

– Quand vous êtes arrivé dans le boudoir, fit-il avec une certaine hésitation honteuse… ils étaient dans la chambre?

– Je vous l’ai dit…

– Combien êtes-vous resté de temps dans le boudoir?

– Plus d’une demi-heure! Ah ça! mais, mon cher, que voulez-vous que je vous dise davantage? C’est le bruit de leurs baisers qui m’a averti!

Lavobourg fit entendre une sourde plainte et passa une main tremblante sur son visage en feu.

– C’est entendu! fit-il, c’est entendu, mon cher, vous pouvez compter sur moi…

– Alors, adieu!

– Vous verrai-je cet après-midi?

– Oui, sans doute à l’hôtel du boulevard Pereire… et si vous ne m’y voyez pas aujourd’hui… vous m’y verrez certainement dimanche, où nous sommes invités à déjeuner…

– Je saurai peut-être tout alors… J’aurai peut-être à vous faire signe!

– Eh! mon cher, gardez-vous-en bien! Il faut que vous agissiez seul! On ne se méfie point de vous! Moi, je ne puis faire un pas sans avoir sur mes talons la police de l’X mystérieux. On m’a vu entrer de nuit chez vous! Cela n’a pas d’importance! car cela m’est arrivé plusieurs fois et on vous croit sincèrement de la combinaison! Mais si je voulais tenter une démarche inquiétante ou douteuse… pénétrer chez Flottard par exemple… je serais mort avant d’avoir pu franchir le seuil de son cabinet… Oh! on ne m’a pas pris en traître, on m’a averti!

– Mais enfin, pardo

– Mon cher, si je vous le disais, je pourrais craindre que les murs de cette maison ne s’effondrent pour nous ensevelir tous les deux!