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Soupço
Depuis que les événements que je viens de conter se sont passés, j’ai mené la vie la plus calme dans une petite maison que j’avais louée à la campagne. Tout ce qui intéresse les hommes dans ma position sociale, ambition, plaisirs, n’a pour moi aucune espèce d’attrait. Lady Burlesdon désespère complètement de pouvoir rien faire de moi; mes voisins me traitent de rêveur, de paresseux, de sauvage. Je suis encore tout jeune pourtant et, de temps en temps, je m’imagine que mon rôle en ce monde n’est pas fini; qu’un jour, d’une façon ou d’une autre, je me trouverai encore mêlé à de grandes choses, que j’aurai à traiter des affaires d’État, à me mesurer avec des e
Telle est la trame de mes pensées lorsque, mon fusil ou une ca
Puis, ma rêverie abando
Chaque a
Reverrai-je jamais son cher visage, ses joues pâles, ses cheveux d’or? Je ne sais. Se peut-il qu’un jour, quelque part, elle et moi, nous nous trouvions réunis, sans que rien puisse nous séparer? Je ne sais.
Mais, si cela ne doit jamais être, si jamais plus je ne dois la regarder ni l’entendre, c’est bien! En ce monde, je vivrai comme il convient à un homme qu’elle aime; et, dans l’autre, Dieu veuille me do
1894