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Maître Blanchet arriva sur le midi et ne dit mot jusqu’à ce que sa femme lui dit:

– Eh bien, il faut aller à la loue pour avoir un autre garçon de moulin, car François est parti et vous voilà sans serviteur.

– Cela suffit, ma femme, répondit Blanchet, j’y vais aller et je vous avertis de ne pas compter sur un jeune.

Voilà tout le remerciement qu’il lui fit de sa soumission, et elle se sentit si peinée qu’elle ne put s’empêcher de le montrer.

– Cadet Blanchet, dit-elle, j’ai obéi à votre volonté: j’ai renvoyé un bon sujet sans motif, et à regret je ne vous le cache pas. Je ne vous demande pas de m’en savoir gré; mais, à mon tour, je vous do

Elle dit cela d’une manière que Blanchet ne lui co

– Allons, femme, dit-il en lui tendant la main, faisons la paix sur cette chose-là et n’y pensons plus. Peut-être que j’ai été un peu trop précipiteux dans mes paroles; mais c’est que, voyez-vous, j’avais des raisons pour ne point me fier à ce champi. C’est le diable qui met ces enfants-là dans le monde, et il est toujours après eux. Quand ils sont bons sujets d’un côté, ils sont mauvais garnements sur un autre point. Ainsi je sais bien que je trouverai malaisément un domestique aussi rude au travail que celui-là; mais le diable, qui est son père, lui avait soufflé le libertinage dans l’oreille, et je sais une femme qui a eu à s’en plaindre.

– Cette femme-là n’est pas la vôtre, répondit Madeleine, et il se peut qu’elle mente. Quand elle dirait vrai, ce ne serait point de quoi me soupço

– Est-ce que je te soupço

– Ces plaisanteries-là ne sont pas de mon goût, répliqua Madeleine. Gardez-les pour celles qui les aiment.