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XXII

Le soir du troisième jour, nous entrâmes dans les gorges de la Grande-Rivière. On estimait que les noirs étaient à vingt lieues dans la montagne.

Nous assîmes notre camp sur un mornet qui paraissait leur avoir servi au même usage, à la manière dont il était dépouillé. Cette position n'était pas heureuse; il est vrai que nous étions tranquilles. Le mornet était dominé de tous côtés par des rochers à pic, couverts d'épaisses forêts. L'aspérité de ces escarpements avait fait do

Le soleil cessa bientôt de dorer la cime aiguë des monts lointains du Dondon; peu à peu l'ombre s'étendit sur le camp, et le silence ne fut plus troublé que par les cris de la grue et les pas mesurés des sentinelles.

Tout à coup les redoutables chants d'Oua-Nassé et du Camp du Grand Pré se firent entendre sur nos têtes; les palmiers, les acomas et les cèdres qui couro

Le danger était imminent. Les chefs s'éveillant en sursaut coururent rassembler leurs soldats; le tambour battit la générale; la trompette so

Un noir gigantesque parut seul sur le plus élevé des pics secondaires qui encaissent la Grande-Rivière; une plume couleur de feu flottait sur son front; une hache était dans sa main droite, un drapeau rouge dans sa main gauche; je reco

Alors les noirs commencèrent à rouler sur nos colo

Ici le narrateur fut soudainement interrompu.