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Ailes de cyclamens, ailes de coquillages; forêts à l'ombre blonde, dunes lunaires! En un jour de tempête, sans trace au ciel de couleur, j'aperçus à l'improviste la plus jolie irisation dans un peu d'écume que l'onde avait laissée sur la plage. Miroir instantané du soleil caché, évanescentes images de l'invisible!

Braises incandescentes à l'extrême horizon, dans les couchants de toutes les saisons, pour mes mains, amour!

…

Un pont.

"Pour toi", disais-je à l'image de mon enfant. Mais ce n'était pas pour lui seulement, et déjà je murmurais: "Si lui ne m'entend pas, ce que je fais ne sera toutefois pas vain."

Je revois cette époque, au delà du pont. Tout ce que je n'écrivais pas: l'automne ailé, la floraison des colchiques, le désert à losanges tamisés, les agneaux qui naissaient parmi les troupeaux nomades. Certaines heures suspendues, comme renversées dans le temps, la terre envahissant le ciel. Le rythme qui me dominait à mon insu, toutes mes énergies: rythme qui certes promettait de se révéler à moi, fût-ce dix ans plus tard, promettait de ne pas s'évanouir, même si je cessais de l'écouter: qui n'était déjà dans mon allure et dans mon regard, en ces dernières promenades par les routes dominant Rome. La ville où mon destin paraissait gravé en quelques rudes traits: dévouement à mon oeuvre, dévouement à mon ami: puis, peut-être, autour de ma tête lasse, les bras de mon enfant. Rudesse, obscurité, courage. Certaines après-midi grises descendaient envahir la maison solitaire, la pluie changeait les champs en nuages, le froid interrompait ma fatigue… Frissons, peut-être aussi de fièvre. Si quelqu'un m'avait dit: "Qu'as-tu?" je n'aurais pas entendu. "Pourquoi ton coeur bat-il si fort? Que vois-tu? Il semble que tu n'aies jamais co

LE PÉCHÉ

Sept ans. Un arbre d'épais feuillage.

Les feuilles, jours, heures, instants, ont bu toute la lumière, toute, se sont toutes laissé pénétrer par l'air. Rien qui n'ai été pleinement senti et consumé.

Qu'est-ce que la nostalgie? Le rappel désolé d'émotions interrompues, tronquées, de choses entrevues et non possédées, de lieux et d'âges où nous ne pûmes pas nous do

Ne jette pas la pierre, jeunesse sans péché!

Libre, non plus effaré, il co

Il y a des milliers de feuillets d'alors que je ne veux pas relire, d'alors, encre pâlie, crayon effacé, il y a en paquets, au fond de mon bagage de vagabonde, des milliers de notes sans autre raison que par nécessité de me reco

Pour le repos, que je ne co

Toutes es énergies se tendaient, sans pitié pour moi, afin de rafraîchir le front de l'homme que je voulais voir ainsi bénir toujours la vie. Je lui étais un baume frais en vertu des orgies de larmes auxquelles je m'abando

Dieu.

Non, je ne le nommais pas.

Mais la vie est une chaîne de sommets.

Sur les monts s'élèvent les jours constructifs qui défièrent la douleur, la douleur au bas dans la plaine, la douleur, mer, océan, eau stagnante ou tempêteuse.

Cimes blanches, sommets de longues a

Je ne nommais pas Dieu, en ce temps-là.

Mais-renoncement à toute justice tangible: à mon fils même; aspiration à sortir de moi, de cette mie